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Le projet HyFive pour faire avancer la cause des véhicules à hydrogène

Le projet HyFive pour faire avancer la cause des véhicules à hydrogène

 

Honda, BMW, Daimler, Hyundai et Toyota ont signé en avril un accord pour la mise en place du projet HyFive (Hydrogen for innovative vehicles), qui permettra de tester 110 véhicules à pile à combustible et d’installer six stations-service à hydrogène en Europe. « Grâce à la participation de grands et réputés constructeurs d’automobiles et fournisseurs d’infrastructures, le projet HyFive est sur la bonne voie et démontre l’engagement des principaux acteurs industriels européens mais aussi asiatique et témoigne d’un esprit de coopération qui, j’en suis convaincu, assurera le succès de ces technologies dans les prochaines années », s’est félicité Bert De Colvenaer, directeur du projet.

HyFive a pour objectif de développer des technologies et des infrastructures destinées au développement des véhicules à hydrogène. Les modèles seront testés à Bolzano (Italie), Copenhague (Danemark), Innsbruck (Autriche), Londres (Royaume-Uni), Munich et Stuttgart (Allemagne). Six infrastructures de recharge pour ces véhicules seront développées par Air Products, Copenhagen Hydrogen Network, ITM Power, Linde et OMV ; elles viendront s’ajouter aux douze déjà existantes. Elles seront implantées au Danemark, en Autriche et au Royaume-Uni.

Honda, qui a présenté au Salon de Los Angeles, en novembre 2013, le FCEV Concept, un nouveau prototype roulant à l’hydrogène grâce à une pile à combustible, sera particulièrement impliqué dans le projet HyFive, dans lequel il investira 38,4 millions d’euros. « Cette technologie d’avant-garde combine l’oxygène présent dans l’atmosphère avec de l’hydrogène afin de générer de l’électricité, sans produire d’autres émissions que de la simple vapeur d’eau, non polluante. Outre un fonctionnement silencieux, les véhicules ainsi équipés sont potentiellement deux fois plus économiques que des modèles propulsés par des motorisations conventionnelles. Cette technologie autorise également des temps de recharge très rapide et la possibilité de couvrir plus de 600 km entre deux ravitaillements », explique Honda dans un communiqué.

D’autres projets tournés vers l’hydrogène ont déjà été développés en Europe. L’Allemagne a lancé son programme Mobilité H2 en 2009 pour mettre en place un réseau de stations distribuant de l’hydrogène. Air Liquide participe au programme H2 Mobility, dont l’objectif est de déployer 400 stations de distribution d’hydrogène d’ici à 2023, contre 15 aujourd’hui. En octobre 2012, la Norvège, l’Islande, la Suède et le Danemark ont également signé un protocole d’accord avec quatre constructeurs d’automobiles, dont encore une fois Honda, Toyota et Hyundai (plus Nissan) et des entreprises en charge de mettre en place les infrastructures de recharge en hydrogène.

 

 

Californie : les Hyundai Tucson à hydrogène sont arrivés

 

Californie : les Hyundai Tucson à hydrogène sont arrivés

La première livraison de Hyundai Tucson à pile à combustible est arrivée en Californie, où l’on s’attend à vendre les premiers exemplaires au cours des prochaines semaines. Pour la somme de 499 $US par mois incluant les recharges d’hydrogène illimitées et un service de valet, les consommateurs pourront obtenir en location pour 36 mois le tout premier VUS du genre offert par Hyundai.

 

Le constructeur soutient que l’intérêt envers son véhicule est relativement élevé : en effet, plus de 200 000 visiteurs uniques ont visité le microsite consacré au Tucson à hydrogène. Pour le moment, seuls 3 concessionnaires du sud de la Californie offriront ce modèle.

 

 

 

Electriques : Toyota se tourne vers l'hydrogène

Electriques : Toyota se tourne vers l'hydrogène

Dans le sillage de l'échec du RAV4 électrique motorisé par Tesla, Toyota aurait décidé de laisser tomber les véhicules 100% électrique au moteur alimenté par des batteries pour se concentrer sur la technologie de la pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène. Et suivre en cela plusieurs autres constructeurs nippons.

Toyota possède entre 2 et 3% du capital de Tesla, une prise de participation inaugurée lorsque le n°1 mondial a passé avec le constructeur américain un accord de fourniture d'une motorisation électrique pour équiper et commercialiser un RAV4 100% électrique. Certains se demandent si ce partenariat n'était pas avant tout destiné à s'approprier la technologie développée par Tesla mais, peu importe, après 3 ans et un constat d'échec pour la vente de ses véhicules, Toyota aurait décidé de ne pas reconduire l'expérience arrivée à son terme car le choix serait désormais de privilégier l'hydrogène et la pile à combustible.

La problématique de l'autonomie et de la durée de recharge semble rebuter beaucoup d'industriels qui continuent de penser que l'électrique à batteries n'est à réserver qu'aux strictes citadines à l'utilisation parfaitement calibrée et prévisible. Pour Toyota, l'avenir des hybrides rechargeables actuellement les plus adaptés à la demande de la clientèle ne peut être que l'hydrogène qui offrira une autonomie importante et surtout des temps de rechargement guère différent de ceux que l'on connaît actuellement avec l'essence. De plus, la technologie de la pile à combustible serait moins chère à industrialiser.
En Californie où le RAV4 EV était vendu, une étude de Toyota montre que pour assurer à 10 000 clients potentiels la certitude de ne jamais se retrouver « à sec » avec la pile à combustible (ce que ne peuvent pas garantir les Superchargers de Tesla qui demandent de prévoir son itinéraire), il n'y a besoin d'installer que 68 stations dans tout l'état. Et comme le programme de développement du constructeur prévoit que 50 stations seront en service d'ici fin 2016, le choix de Toyota est fait.
Certes, d'un point de vue écologique et de dépendance au pétrole, la production d'hydrogène n'est pas la solution mais en ce qui concerne le futur des voitures zéro émission, chez Toyota, on semble avoir choisi.

La flotte de véhicules à pile à combustible Opel et GM atteint les 3 millions de miles

La flotte General Motors (GM) de véhicules à pile à combustible vient de franchir la barre symbolique des 3 millions de miles (4,8 millions de kilomètres) de fonctionnement à l’hydrogène en conditions normales.

Certaines des voitures de cette flotte ont réussi à parcourir plus de 120 000 miles (193 000 km). Tous ces véhicules font partie de l’expérimentation « Project Driveway » de GM. Cette expérimentation, commencée en 2007, a mis sur les routes du monde entier 119 véhicules, afin que des clients les testent dans le contexte d’une utilisation quotidienne. Plus de 5 000 conducteurs ont déjà pu donner leur retour d’expérience sur la commodité et la fonctionnalité de la technologie des piles à combustible.

Opel est partie prenante de cet essai mondial de GM depuis la fin 2008 avec au total 30 Opel HydroGen4. Ils roulent en Allemagne dans le cadre du Clean Energy Partnership (CEP), un programme de recherche financé par le gouvernement allemand sur la technologie hydrogène. Les Opel ont été confiées à de nombreuses sociétés partenaires – comme 3M, ADAC, Air Liquide, Allianz, Bild, Coca Cola, Condor, E-Plus, ESWE, Hilton, IKEA, Linde, Neckermann, nh Hotels, Schindler, Siemens, Shell, Total et Vattenfall – et ont couvert un total de plus de 350 000 kilomètres au cours de 13 000 heures de marche dans les villes de Berlin, Hambourg, Düsseldorf et Francfort.
 

 

 
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